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Voyons... Comment pourriez-vous définir votre philosophie ?

Thierry : Alors notre philosophie, c’est simple ! C’est pouvoir transcender la parenthèse fictive que notre prisme propose afin que le lieu du Théâtre des Chartrons soit le catalyseur des émotions déjà existantes chez le spectateur néophyte. Ou lambda pour vulgariser un peu.

Anne-Sophie : Oui tu as raison, vulgarise un peu, parce que moi, je n’ai pas pipé un mot. Donc, ça on est d’accord, c’est la version simple de notre philosophie pour toi ?

Thierry : Oui, c’est extrêmement limpide.

Anne-So : Oui, avec le petit Robert dans l’oreillette et une encyclopédie sur les genoux, on a peut être au moins une chance de vérifier si tu parles bien français. Mais sinon…

Thierry : Tu n'as pas compris ?

Anne-So : Après parenthèse, j’ai commencé à voir un éléphant qui dansait le French Cancan dans ma tête…

Thierry : Et bien voilà, c’est aussi, un peu ça notre philosophie.

Anne-So : Notre philosophie, c’est un pachyderme qui s’éclate sur Offenbach ?

Thierry : Oui, comme une métaphore. Le Théâtre des Chartrons, l’endroit de tous les possibles. Il était rose ton éléphant ?

Anne-So : Tu sais que c’est dangereux la drogue Thierry.

Thierry : Nous sommes dans une pub de prévention ?

Anne-So : Non ! Nous sommes sur le site internet du Théâtre des Chartrons pour parler de notre philosophie au sujet du théâtre.

Thierry : Du théâtre en général ou…

Anne-So : Mais arrête de te prendre la tête. Tu t’es fait mordre par Bernard Pivot ou quoi ? Non. Les motivations de notre passion ! Moi par exemple, j’aurais dit que ce qu’on aime le plus, c’est raconter des histoires. Faire rire est évidemment important, mais ce n’est que la pommade pour faire passer le message. Nous ce qu’on désire, c’est donner au spectateur la possibilité de se détendre sans l’empêcher de réfléchir. Ce qui nous fait vibrer, c’est répéter suffisamment afin que la première ait déjà l’allure d’une vingtième représentation. Notre passion c’est lorsque le qualitatif est au rendez-vous des fictions que nous proposons. Parce que le respect du spectateur est au coeur de notre attention et qu’une ovation d’un public conquis est la meilleure récompense que nous puissions recevoir. Voilà ce que j’aurais dit.

Thierry : Oui. En gros, rien de plus que ce j’avais déjà raconté.