L’apparence est un rideau derrière lequel on peut faire tout ce que l’on veut, mais qu’il est essentiel de tirer.” - Aurélien SCHOLL

photos_fleurs_2.jpg

Une mise en scène, un théâtre, une histoire ?

Il était une fois, oh pardon, il était une foi ! Celle d’un sucre en selle d’un destrier qui hennissait : soit qui mal y pense. Cet âne un peu sot qui répondait au sobriquet de solitude était monté par la décente Anne-Sophie uniquement pour les raisons de la symbolique. Ce petit sucre d’Anne-Sophie Perrier, qui avait vu le jour dans la capitale de la BD, vivait dans sa bulle de savante sans se préoccuper de son dessein. Quand soudain au coin d’une rue qui faisait un angle dont l’aigu avait l’air grave, elle se heurta comme au cinéma dans un homme qui n’avait pas de pellicule. Dans une scène au ralenti, près de la Seine, son coeur s’accéléra. En réalité c’était plutôt la Garonne, mais la redondance était trop tentante, même sans citer le chien de Mickey. Leurs yeux se croisèrent en évitant leurs regards, ce qui fut une gymnastique arythmique qui força le strabisme à dire « vergeant » . Ce qui ne signifie rien, mais qui est plus poli qu’évoquer ces cons de vergers. Quoi qu’il en soit, ce fut louche. Anne-Sophie accusa le coup qui se trouvait être de foudre. L’homme, quant à lui, reçut une flèche de cupidon en recommandé avec accusé de réception. Chacun avait donc son coupable… ou son coup de coeur. L’amour venait donc de frapper. À moins qu’il n’ait sonné dans un soucis de non violence. Anne-Sophie bafouilla « Aimez-moi ». Mais elle avait si peu d’assurance, que l’homme comprit « MMA ». Motivé vraisemblablement par un dérivé sexiste du syndrome de la Tourette, il s’écria : « C’est ma meuf ». Mais la demoiselle encore peu assurée comprit « c’est la MAF ». L’homme, afin de redonner peau lisse à leur rencontre, déclina son identité sans cligner des paupières. « Mon prénom est Thierry ! « C’est Vieillot ! Thierry n’aima pas l’affront de la fille, mais osa mettre son nom dans l’arène. « Margot. « C’est un nom de vache. Ou pis encore de pie voleuse. « Si vous m’aviez croisé hier, ma muse, j’étais en plein dépit en queue de pie. « Mais pourquoi parlez-vous de manière en poulet fermier ? « Car le liseur au dessus de nous aime les billets doux dans des espèces de pièces. Oui, cher lecteur non décédé, ceci est une fable romancée pour que la figure de style nous fasse perdre la face. La vraie rencontre est moins brillante et plus rapide car sur le tableau vierge du peintre qui a esquissé l’amour de ceux qui savent, la toile est très filante. Anne-Sophie et Thierry après une gestation du fruit de leur passion en mangue d’exotisme ont été les parents du petit Café-Théâtre des Chartrons. Mais l’enfant cette année sous la baguette magique en pin de celle qui regarde en espagnol, (notre très chère Mira) a perdu sa dent de lait qui n’était pas vilaine mais qui devait céder sa place au grand sourire du THÉÂTRE DES CHARTRONS.


Télécharger notre plaquette ci-dessous

Galerie d’images